L’art a ce pouvoir singulier : il donne forme à ce que l’on peine à nommer, il ouvre des espaces de sens et de sensibilité, il bouscule les évidences, il réenchante les possibles. En convoquant les émotions, l’intuition, la mémoire, il permet de toucher ce que les chiffres et les données brutes ne peuvent atteindre. Il rend visibles d’autres mondes, d’autres manières d’être ensemble, et stimule l'imagination.
Les projets artistiques présentés ne sont pas des à-côtés divertissants. Ce sont des propositions fortes, ancrées dans le territoire, qui invitent à penser autrement, à ressentir, à se laisser transporter. Ils traduisent par la matière, le geste, la performance ou la poésie, les tensions et les espoirs de notre époque.
Mettre en lumière l’art dans les démarches de transition, c’est reconnaître qu’on ne changera pas le monde sans changer nos récits. Et que les artistes, par leur capacité à capter l’invisible et à faire exister ce qui n'a pas encore été imaginé, sont des allié·es précieux·ses dans la construction des futurs souhaitables.